L’influence du télétravail sur les achats en ligne : état des lieux et opportunités

2020 et le passage au télétravail ont débouché sur une explosion des ventes en ligne. En France, la FEVAD a ainsi mesuré une hausse de 45% des achats en ligne chez les télétravailleurs. Aux quatre coins de la toile, les offres se sont multipliées pour surfer sur ce nouvel engouement et les commerçants les mieux préparés ont enregistré des croissances sans précédent.

Alors, phénomène passager ou vraie tendance de fond ? À long terme, que restera-t-il de l’effet « télétravail » sur les pratiques de consommation et, en tant que commerçant, comment tirer profit des évolutions constatées en 2020 ?

Voici le point de vue d’une agence de marketing numérique qui milite depuis des années pour une meilleure exploitation du potentiel digital des business locaux.

 

 

influence du télétravail sur les achats en ligne

 

 

Les secteurs qui bénéficient le plus des nouveaux modes de vie

 

Ce n’est bien sûr pas une surprise, le repli massif des salariés vers leur domicile a largement profité aux sites de vente en ligne qui commercialisent… des produits dont l’utilisation se fait principalement à domicile.

Mais, une fois dépassée cette lapalissade, quels produits ont réellement bénéficié des nouvelles pratiques de consommation des Français en 2020 ?

Parmi les produits stars d’une société de travailleurs confinés, on trouve en premier lieu les articles de loisirs à domicile. Livres, abonnements à des services de streaming, équipements pour faire du sport, fournitures pour les arts plastiques, instruments de musique, outils pour le bricolage ou le jardinage : en 2020, télétravail a rimé avec envie d’occuper le temps supplémentaire passé à la maison.

Mais, au-delà de ces nouvelles distractions, les Français ont surtout fait l’expérience d’un nouveau rapport à leur logement.

Passer l’essentiel de son temps à domicile et, qui plus est, y travailler, c’est nécessairement voir surgir des besoins nouveaux. Besoin de s’alimenter, besoin de réaménager certaines pièces, besoin de s’équiper en matériel de travail, besoin de plus de confort, voire d’espace : le travail à la maison implique inévitablement de repenser la vie à la maison.

Face à cette tendance, les grands gagnants sont donc les professionnels de l’immobilier et de la décoration d’intérieur, mais aussi les distributeurs alimentaires ou de matériel informatique et de fournitures de bureau.

Au final, durant les toutes premières semaines de télétravail, certaines gammes de produits ont vu leurs ventes e-commerce bénéficier de croissances à 3 chiffres :

 

Infographie: Ces produits qu

 

Au passage, au cas où il vous viendrait à l’idée de nous poser la question, nous n’avons aucune explication à fournir sur le retour en grâce du bidet… Ce n’est pourtant pas faute d’avoir brainstormé la question durant toute une pause-café digitale au sein de l’agence !

Pour revenir aux choses sérieuses, 2020 a donc été l’année de tous les records pour l’e-commerce. Certes, cette dynamique a bénéficié plus fortement à certains produits, mais elle a finalement boosté tout le secteur.

 

2020 en chiffres : l’année de tous les records pour l’e-commerce

 

Au-delà d’un simple pic de ventes passager sur les produits directement liés au mode de vie en télétravail, le confinement a considérablement accéléré la pénétration des achats en ligne dans les pratiques de consommation. En 2020, le e-commerce a attiré de nouveaux consommateurs en masse, tout en prenant de plus en plus de place dans le quotidien des consommateurs qui le pratiquaient déjà.

Avec 112 milliards d’euros, le chiffre d’affaires du e-commerce français a pulvérisé le précédent record de 2019 de +8,5%. Si l’on ajoute à cela les 32% de chiffre d’affaires en plus du click & collect, on a atteint des sommets l’année dernière sur les transactions en ligne.

Dans le même temps, chose appréciable, le montant du panier moyen est légèrement reparti à la hausse, alors qu’il baissait régulièrement depuis 5 ans.

On estime en fait qu’en l’espace de quelques mois, le e-commerce a atteint grâce au télétravail le niveau auquel on le voyait dans 3 à 5 ans. Son chiffre d’affaires représente aujourd’hui 13,4% du commerce de détail, contre 9,8% en 2019.

Or, si les pics liés aux deux confinements ont en partie biaisé les chiffres, les premiers mois de 2021 confirment qu’une bonne partie des évolutions de 2020 s’est ancrée durablement dans les habitudes de consommation des Français.

Solidement installés au cœur de notre quotidien, les achats en ligne donnent indéniablement le « la » de tout un écosystème d’activités.

 

L’e-commerce comme locomotive d’un écosystème d’activités, voire plus…

 

La digitalisation de l’économie n’est pas un sujet nouveau, mais force est de constater qu’elle s’est considérablement accélérée avec le passage de la Covid-19 et le commerce en ligne est le moteur de cette accélération.

Naturellement, c’est donc parmi les activités qui gravitent autour du commerce en ligne que l’on assiste aux changements les plus visibles. C’est notamment le cas pour la supply chain, qui a dû rehausser ses standards de performance pour se hisser au niveau de la nouvelle demande et satisfaire les consommateurs en ligne. En la matière, il y a clairement un avant et un après confinement.

Dans le même ordre d’idées, on peut aussi relever les actions de Google pour s’adapter à la croissance du e-commerce en 2020, avec l’annonce du passage à un Google Shopping Gratuit. La mesure était dans les tuyaux depuis quelque temps, mais elle a été volontairement avancée pour bénéficier de l’accélération de la transition digitale des commerçants.

Même le gouvernement y est allé de sa liste officielle de solutions digitales pour aider les commerçants de proximité à basculer vers la vente en ligne.

Mais, au-delà de l’univers lié au e-commerce, la digitalisation accélérée touche toute l’économie.

Littérature, production audiovisuelle, restauration, banque, recrutement… La liste est longue des industries qui avaient déjà mis le turbo sur leur transition digitale. Or, avec le confinement, des secteurs plus inattendus, comme ceux de la santé et de l’éducation, ont eux aussi enclenché la seconde.

Les achats en ligne sont partout depuis le passage au télétravail et, dans ce nouveau monde, le e-commerce fait figure de laboratoire de tous les possibles, puisqu’il y est un véritable vivier d’innovations.

Les commerçants, sont donc concernés plus que quiconque par cette tendance. Même les plus petits et les plus locaux ! Parce que le nouveau consommateur est clairement en ligne depuis les événements de l’année 2020.

 

Quel consommateur en ligne après 2020 ?

 

La conséquence évidente du confinement est qu’il a fait augmenter la consommation globale d’internet chez les Français. C’est donc la caractéristique majeure du consommateur en ligne post 2020 : il est plus en ligne que jamais et c’est donc en ligne que les marques et distributeurs ont de plus en plus de chances de l’atteindre durant toute la journée.

Un autre phénomène observable, qui peut sembler étonnant mais ne l’est pas pour qui connaît les e-acheteurs, réside dans le fait que la consommation d’internet a plus fortement augmenté sur mobile :

  • + 58 % de consommation globale
  • + 65 % de consommation sur mobile

En fait le confinement n’a fait que renforcer une habitude déjà en place ces derniers temps, qui consistait à privilégier le mobile pour naviguer à domicile, aussi contre-intuitif que cela puisse paraître…

 

télétravail achats sur mobile

 

Cela dit, s’il est le périphérique prioritaire pour toucher le consommateur en ligne, le mobile n’est pas toujours le plus intéressant en fin d’entonnoir de conversion. On note ainsi que, si l’ensemble des achats en ligne a progressé de 9% en 2020, les achats sur mobile n’ont progressé « que » de 5%.

Il faut peut-être justement y voir un effet « télétravail », qui pousserait les internautes à profiter de leur nouvelle utilisation du PC pro à la maison pour finaliser leurs achats. C’est en tout cas ce que laisse penser une étude récente de la FEVAD, qui révèle que 63 % des télétravailleurs ont utilisé les équipements fournis par leur employeur pour passer commande sur internet.

Quoi qu’il en soit, pour s’adapter au profil type du client post Covid-19, les e-commerçants devront surtout être en mesure de répondre efficacement à ses nouvelles attentes de consommateur en ligne confirmé.

 

Conclusion : la digitalisation du commerce est plus que jamais une nécessité, mais pas n’importe comment…

 

En 2020, la France a vu apparaître un nouveau site e-commerce toutes les 30 minutes… Autant dire que, pour sortir du lot et performer, il ne suffit pas de mettre en ligne son site, mais il faut professionnaliser sa présence en ligne.

Cela passe notamment par le fait de :

  • Susciter une relation de fidélité basée sur la loyauté réciproque ;
  • Déployer une communication centrée sur l’humain;
  • Donner des gages de performance de la supply chain.

Récemment, un rapport de référence rédigé par HubSport, Aircall, Lucca, Talkspirit, Skillup et GoCardless annonçait qu’1 entreprise sur 5 allait disparaître si elle ne répondait pas aux nouveaux enjeux du digital dans les 3 ans.

Parmi ces enjeux cruciaux, on en trouve notamment 2 de premier plan :

  • L’omnicanalité des stratégies marketing ;
  • Les synergies online/offline.

Malheureusement, ce sont deux leviers de croissance numérique sur lesquels il est très chronophage de monter en compétence et souvent complexe de déployer les interfaces les plus appropriées pour répondre aux attentes de sa cible.

Bonne nouvelle, chez AdPremier, on a développé des approches performantes pour accompagner les commerçants dans leur conquête du consommateur en ligne. Nos experts SEA, SEO et Social Ads se tiennent à votre disposition pour évoquer avec vous les meilleures opportunités dont dispose votre business.




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