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Comment réduire son empreinte carbone numérique ?

1 Août 2022

Si le secteur numérique était un pays, il serait le 3e consommateur d’électricité dans le monde. Seuls les États-Unis et la Chine seraient devant. Concrètement, on estime que le secteur du digital consomme près de 10% de l’électricité mondiale.

Autant dire que les nombreux objets connectés qu’on utilise au quotidien comptent pour beaucoup dans notre empreinte carbone, collective comme individuelle…

Une chose est sûre, il n’y aura pas de transition environnementale sans une véritable modification de notre usage du numérique. Comment réduire son empreinte écologique individuelle sans agir sur une de ses sources majeures d’émissions de gaz à effet de serre ?

L’idée commune que tout ce qui entoure les NTIC serait de plus en plus immatériel relève tout simplement d’un déni de réalité. Si l’on prend en compte le fonctionnement global de cet écosystème, on est obligés de reconnaître que son impact sur la planète est tout ce qu’il y a de plus matériel.

Mais, à notre échelle, nous pouvons tous agir positivement, que ce soit dans notre vie privée ou dans notre vie professionnelle. Bien sûr, il ne s’agit pas de télécharger le premier guide venu est de s’empresser d’en parcourir avec désinvolture les 178 bonnes pratiques environnementales. Il faut aborder l’enjeu de manière pragmatique et commencer par activer les leviers qui peuvent avoir le plus d’impact dans notre propre existence.

En tant qu’agence de marketing digital, qui mobilise et fait mobiliser le numérique tous les jours, le sujet nous tient à cœur. Alors, on s’est dit qu’on pourrait partager avec nos lecteurs les principaux conseils qu’on essaie d’appliquer au sein de l’équipe.

On les a répartis en 5 grands axes plus ou moins faciles à exploiter. Il y a bien sûr des dizaines d’autres manières d’agir sur l’empreinte environnementale de nos pratiques, mais ces six-là nous ont semblé prioritaires.

 

 

réduire son empreinte carbone numérique

 

Calculer son empreinte carbone numérique, parce que tout commence par là

 

Il y a des réalités dont on a besoin qu’on nous les mette juste sous le nez pour y croire vraiment. C’est le cas de notre empreinte carbone individuelle, en particulier pour ce qui concerne l’impact environnemental de nos activités numériques.

Comme on vous le suggérait en introduction, digital ne rime absolument pas avec immatériel. Il suffit pour s’en convaincre de s’intéresser à la consommation énergétique des data servers qui poussent comme des petits pains partout dans le monde ou à l’épuisement de certaines ressources naturelles pour fabriquer nos appareils électroniques.

Eh oui, le digital « consommé » en France peut impacter l’environnement ailleurs qu’en France… À ce titre, il est donc tout à fait logique de parler de « pollution numérique », même si, on le sait bien, il a l’air parfaitement inoffensif ce joli petit Cloud.
L’Ademe propose son propre calculateur pour estimer notre empreinte individuelle. Un calculateur qui comprend d’ailleurs un volet entièrement dédié au numérique, mais qui ne prend en compte que les pratiques numériques en dehors du bureau. Cela dit, quand vous verrez le poids de cette seule partie de votre existence numérique dans votre empreinte carbone globale, vous mesurerez aisément le poids du tout.

Faites le test et on voit mal comment vous n’en ressortiriez pas avec l’envie de changer certaines de vos habitudes.

 

Freiner sur la vidéo, parce que c’est la principale source d’émissions de CO2 du numérique

 

À lui seul, le streaming vidéo représente plus de 60% des flux de données sur internet. C’est le coupable principal en matière d’émissions de CO2e de la navigation internet. Savez-vous par exemple que 10h de vidéos HD consommées en streaming mobilisent un volume de données supérieur à l’ensemble des pages de Wikipédia rédigées en anglais ?

Autant dire que, si vous pouvez réduire votre consommation de vidéos (vous le pouvez, on le sait !), vous tenez donc là un puissant levier pour améliorer votre bilan carbone.

Et, quand vous ne pouvez pas y échapper, il vous reste toujours la possibilité d’abaisser la résolution des contenus vidéos que vous consommez en streaming. La plupart de ces contenus ne nécessitent pas une qualité de visionnage élevée. Cela vaut d’ailleurs pour vos réunions en visio, qui, elles n’ont plus, ne nécessitent pas la HD, voire ne nécessitent pas la vidéo tout court. La visio sans visio, c’est un concept qui vaut la peine d’être essayé, non ?

Si l’on s’y met tous à notre échelle, il est possible de faire baisser ce chiffre astronomique de 300 millions de tonnes de CO2e émises chaque année par le streaming vidéo. C’est plus que les émissions totales de beaucoup de pays européens…

 

Réduire son stockage dans le cloud, parce que l’impact écologique du numérique est loin d’être immatériel

 

Réduire son empreinte carbone numérique individuelle implique pour beaucoup d’entre nous de se demander comment réduire son empreinte carbone en entreprise. Force est en effet de constater que les heures que nous passons chaque jour à travailler sur l’ordinateur pèsent dans la balance de notre impact sur l’environnement.

Or, en la matière, le stockage dans le cloud au sens large est peut-être le principal levier dont vous disposez. Pour réduire son empreinte écologique au bureau, rien de mieux que de se mettre à occuper moins de place dans cet espace dit « immatériel ». Car cela veut dire occuper moins de place dans les immenses fermes de data servers et donc diminuer notre pollution numérique. Et pour cause, ces serveurs de données sont responsables de 53% des gaz à effet de serre du numérique.

Le stockage des données en local, sur des disques externes, est une option qui n’a plus la cote, mais que l’on devrait pourtant privilégier. Pensez-y la prochaine fois que vous aurez à stocker des documents qui n’ont pas forcément vocation à être partagés avec vos collègues et ne les mettez pas sur Google Drive, One Drive, Dropbox ou autres services du genre.

Idem pour votre utilisation des mails, par exemple. Un email, c’est 4 grammes de CO2 émis, 11 grammes avec une pièce-jointe de 1 MB. Alors, moins vous en envoyez et moins vous en stockez, meilleur est votre impact sur la planète. Comment réduire son empreinte carbone numérique si l’on continue de mettre la moitié de l’entreprise en copie de chaque mail de deux lignes (avec une image en signature) et qu’on s’abonne chaque semaine à de nouvelles newsletters qui viennent s’entasser dans nos courriers indésirables ? Modération et nettoyage régulier : voilà deux bons réflexes à adopter.

 

Utiliser un moteur de recherche écoresponsable, parce que le résultat est le même

 

Vous savez sûrement qu’il existe des moteurs de recherche « green ». Mais les connaissez-vous et, surtout, les utilisez-vous ?

Sur les recherches les plus courantes, ils fournissent des résultats aussi pertinents que Google, qui monopolise pourtant plus de 90% de parts de marché. Les utiliser, occasionnellement ou régulièrement, est un bon moyen de réduire l’empreinte environnementale du numérique. Parfois, c’est même un bon moyen d’encourager des initiatives sociétales.

Parmi ces moteurs de recherche écoresponsables qui gagneraient à être plus utilisés par les entreprises et les particuliers, on peut notamment citer :

  • Ecosia, qui collecte de l’argent pour soutenir des programmes de plantation d’arbres dans une dizaine de pays.
  • Ecogine, qui reverse l’intégralité de ses revenus à des associations de préservation de l’environnement.
  • Lilo, qui vous permet de choisir à quels projets sociaux ou environnementaux vous souhaitez apporter votre soutien via vos recherches en ligne.
  • YouCare, qui reverse 50% de ses bénéfices à des associations partenaires qui évoluent dans les domaines de la protection animale, de la recherche, de l’éducation ou encore de l’humanitaire.

Cela ne vous coûte rien, cela ne dégrade pas votre expérience utilisateur et cela fait du bien à tout le monde. Alors, pourquoi s’en priver ?

 

Augmenter la durée de vie de ses appareils numériques, parce qu’ils ont leur part dans l’empreinte carbone

 

Votre ordinateur, votre smartphone ou tout autre appareil connecté représentent un vrai défi pour le digital en matière de pollution. Ils représentent environ 35% du bilan carbone global du secteur. Rien d’étonnant quand on sait par exemple que 90% de la consommation énergétique d’un smartphone résultent de sa seule fabrication ou encore que 5% des objets connectés sont recyclés.

Augmenter la durée de vie des terminaux utilisateur, c’est généralement réduire leur bilan carbone de moitié. Tout comme débrancher les ordinateurs et autres appareils qu’on n’utilise pas pour soulager les réseaux électriques a un impact qu’on ne soupçonne pas sur la consommation d’énergie. Savez-vous que la consommation annuelle de votre box internet équivaut à celle d’un réfrigérateur ? Si vous la débranchez la nuit et quand vous quittez votre domicile, ce n’est plus le cas. Et, qui sait, il pourrait même être envisageable d’adopter ce comportement à l’égard des équipements d’entreprise…

D’ailleurs, les appareils sont un des leviers sur lesquels le sénat a insisté quand le gouvernement lui a présenté la loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France. Puisqu’il a alors introduit quatre nouveaux apports dans cette loi, dont deux concernaient l’obsolescence marketing des smartphones et l’impact environnemental des box internet.

On peut tous faire des efforts pour limiter l’impact de notre matériel électronique en optimisant son utilisation. Et c’est en additionnant les efforts qu’une dynamique positive et responsable pourra s’instaurer.

 

Comme vous le voyez, les 5 axes de réduction de l’empreinte carbone du numérique qu’on a retenus dans cet article coûtent peu en termes de confort d’utilisation et ont pourtant un impact réel.

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